Commission d’un réseau de mandataires : comment est-elle vraiment calculée ?

Parler de commission sans préciser sa base de calcul ne veut rien dire. Le pourcentage affiché par un réseau ne représente jamais la même chose selon la structure choisie.

Le pourcentage affiché ne dit rien sur la base réelle

70 %, 80 %, 95 % : ces chiffres se lisent partout, mais ils ne calculent pas la même chose. Certains réseaux appliquent leur pourcentage sur les honoraires d’agence encaissés. D’autres l’appliquent sur une base déjà amputée de frais de structure, de redevances ou de cotisations obligatoires. Deux mandataires affichant le même pourcentage peuvent toucher des sommes très différentes sur une vente identique.

Barème fixe ou barème dégressif : deux logiques opposées

Un barème fixe applique le même taux quel que soit le chiffre d’affaires généré. Un barème dégressif augmente le taux à mesure que le mandataire vend davantage, ce qui favorise les gros producteurs mais pénalise les débuts d’activité. Avant de signer, il faut demander le barème complet, pas seulement le taux maximal mis en avant dans la communication.

Ce qui est déduit avant de calculer votre part

Frais de formation, cotisation logicielle, participation aux outils marketing, frais de carte professionnelle : certains réseaux les prélèvent avant de calculer la commission, d’autres après. Un mandataire qui compare deux offres uniquement sur le pourcentage affiché sans vérifier ce point peut se tromper de plusieurs centaines d’euros par vente.

Un exemple chiffré pour calculer sa commission réelle

Sur une vente à 250 000 €, avec des honoraires d’agence de 15 000 €, un taux de 80 % sans déduction donne 12 000 € nets pour le mandataire. Le même taux appliqué après prélèvement de 1 500 € de frais de structure ramène la commission réelle à 10 800 €. La différence entre ces deux calculs, appliquée sur une année de ventes, représente plusieurs milliers d’euros.

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